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09/02/2025
Discours contre l’édification d’une stèle
en l’honneur de Gisèle Halimi
Georges Belmonte Président du Cercle Algérianiste de Bordeaux
Arès le 15/02/2025
Mesdames et Messieurs,
Nous sommes ici rassemblés aujourd’hui non pas pour diviser, mais pour dire la vérité. Non pas pour falsifier l’Histoire, mais pour la rétablir. Non pas pour effacer des mémoires, mais pour refuser qu’une mémoire amputée, partiale et orientée nous soit imposée au détriment des victimes innocentes de la barbarie terroriste du FLN. En ces temps troublés, c’est une œuvre difficile que de devoir s’insurger contre les mensonges et les contre vérités qui nous conduisent souvent sous les anathèmes de la bien pensance.
Car oui, c’est bien de cela dont il s’agit ! En honorant Gisèle Halimi, en lui érigeant une stèle, on célèbre non pas une prétendue figure de justice et d’humanisme, mais une militante engagée du côté des poseurs de bombes, une avocate qui a pris fait et cause pour les bourreaux tout en ignorant leurs victimes. Une femme qui, au nom de sa propres idéologie, a préféré défendre ceux qui ont éventré des femmes et des enfants plutôt que de condamner les atrocités qu’ils commettaient.
Une mémoire à sens unique : l’oubli des victimes du FLN
Où sont les stèles à la mémoire des femmes et des fillettes éventrées à El Halia, ce 20 août 1955, lorsque la horde du FLN s’est abattue sur ce paisible village ?
Où sont les monuments pour rappeler l’effroyable journée du 5 juillet 1962 à Oran, où des milliers d’Européens furent traqués, égorgés, disparus à jamais, sous l’œil complice des autorités françaises qui ordonnèrent aux troupes de rester l’arme au pied ?
Où est la reconnaissance pour ces familles brisées par les bombes du FLN à Alger, qui explosaient dans des cafés, des marchés, des cinémas, là où se trouvaient des mères, des vieillards, des enfants ? On veut créer un musée du Terrorisme près du Mont Valérien mais on prend soin d’en exclure tous ces malheureux qui les ont précédés comme victimes d’ignobles actes sanglants de l’arabo-islamisme du FLN.
Nous assistons aujourd’hui à une inversion des valeurs inacceptable, « un mundo al reverse » comme dit le chanteur : on glorifie ceux qui ont pris parti pour les assassins, et l’on condamne à l’oubli ceux qui ont souffert sous leur joug. On veut nous imposer une mémoire amputée, une Histoire tronquée où l’on honore ceux qui ont fermé les yeux sur l’horreur, où l’on ignore les cris des innocents assassinés.
Gisèle Halimi : un féminisme sélectif, un humanisme à géométrie variable
Gisèle Halimi fut une femme de combat, nous ne le nions pas. Mais ses combats étaient partiaux. Lorsqu’elle prenait la défense des poseuses de bombes du FLN, où était son indignation pour ces petites filles mutilées sous les gravats des attentats d’Alger ? Où était sa voix pour ces jeunes femmes, violées, battues, massacrées parce qu’elles étaient européennes ? Le Hamas n’a rien inventé.
Pire encore, elle n’a pas hésité à mépriser les harkis, ces hommes et ces femmes qui avaient choisi la France, qui avaient servi notre pays et qui, en retour, furent abandonnés à la haine vengeresse du FLN. "Les femmes harkis, malheureusement, cela existe", disait-elle avec dédain. Mais que voulait-elle dire ? Que ces femmes, ces épouses, ces mères, qui n’avaient commis d’autre crime que d’être fidèles à la France, n’avaient pas le droit d’exister ?
Les massacres des harkis en 1962 furent d’une atrocité indicible : pendaisons, énucléations, viols, tortures, brûlures à l’acide… Des milliers d’hommes et de femmes livrés à la barbarie, parce qu’ils avaient cru à la parole de la France et parce que la France leur avait donné sa Parole. Et que fit Gisèle Halimi ? Rien. Aucune dénonciation, aucun cri d’indignation. Car dans son humanisme sélectif, ces victimes ne méritaient pas sa compassion.
Nous refusons ce travestissement de l’Histoire, les limites au soutien à Halimi
Nous refusons que notre mémoire nationale soit prise en otage par ceux qui voudraient nous faire oublier les souffrances des nôtres. Nous refusons qu’un maire, au nom d’un prétendu progressisme, décide d’honorer une figure aussi controversée, sans un seul mot pour les véritables victimes.
Car si Gisèle Halimi mérite une stèle, alors où sont celles pour les femmes et enfants massacrés du Constantinois ? Où sont celles pour les harkis suppliciés ? Où sont celles pour nos compatriotes disparus le 5 juillet 1962 ? Monsieur le Maire répondait…Rien. Voilà un silence qui en dit long.
Notre présence ici est un acte de mémoire et de résistance. Nous ne laisserons pas l’Histoire être réécrite au gré des agendas idéologiques. Nous demandons que l’on honore toutes les victimes, et non une seule catégorie et en particulier des assassins et leurs soutiens, choisis arbitrairement pour servir une propagande mémorielle que nous ne subissons que trop.
Mesdames et Messieurs, aujourd’hui nous nous dressons contre l’oubli. Aujourd’hui, nous refusons l’injustice. Aujourd’hui, nous affirmons haut et fort que notre mémoire nationale ne sera pas amputée. Dans l’intérêt des générations futures nous nous devons d’être ici présent devant ce monument aux morts pour la France. Ce n’est pas au Panthéon que doit aller le corps de Gisèle Halimi mais au « maqam al-chahid » (monument aux martyrs) du FLN et du Président Tebboune qui nous insulte régulièrement.
Nous sommes outrés et notre seul tort est de le crier. Qui mieux que Bossuet, en une seule phrase, a résumé le comportement hémiplégique des « bien pensants ». Nous la faisons notre à propos du terrorisme : Dieu se rit des hommes qui se plaignent des effets dont ils chérissent les causes. Non Monsieur le Maire les générations futures ne vous remercierons pas. Honte à vous d’avoir cherché à convoquer les jeunes des écoles et des collèges pour leur asséner votre propagnande.
Vive la vérité, vive la justice, que vive la mémoire des Français d’Algérie et de leurs amis qui ont défendu une France combattante contre la dhimmitude !
01/02/2025
L’article dénonce un supposé complot visant à morceler l’Algérie, initié par des responsables politiques français dès 1961 et soutenu par Israël. Il affirme que ce plan, proposé par Alain Peyrefitte à Charles de Gaulle, visait à diviser l’Algérie en plusieurs zones : une zone française entre Alger et Oran, une zone sous contrôle du FLN, et un Sahara autonome sous domination française. Ce projet aurait été inspiré du modèle israélien en Palestine et aurait été rejeté par le FLN lors des Accords d’Évian.
L’auteur accuse des groupes actuels, comme le Cercle algérianiste, le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) et d’autres organisations, de servir les intérêts étrangers en visant à affaiblir l’Algérie. Il critique violemment Boualem Sansal, accusé de collaborer avec ces cercles et d’avoir soutenu une remise en question des frontières algériennes. L’arrestation de Sansal en Algérie serait, selon l’auteur, justifiée pour préserver l’intégrité du pays, malgré les protestations du Parlement européen et de personnalités politiques françaises et européennes.
L’article dénonce également l’ingérence occidentale, en particulier celle de l’Union européenne, qui a voté une résolution demandant la libération de Sansal. Il critique le Parlement européen et le gouvernement français, accusés d’être corrompus et complices des mouvements séparatistes et néocoloniaux.
L’auteur conclut en affirmant que l’Algérie est souveraine et ne cèdera pas aux pressions étrangères, rejetant toute tentative de déstabilisation ou de partition du pays.
01/02/2025
La guerre d’Algérie (1954-1962) aurait pu, sous certains aspects, être considérée comme une guerre civile, puisqu'elle a opposé des populations vivant sous une même souveraineté (l’Algérie étant alors une partie intégrante du territoire français). Cependant, plusieurs raisons expliquent pourquoi ce conflit n’a pas été officiellement reconnu comme une guerre civile.
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→ Dans une guerre civile, les deux camps revendiquent généralement le contrôle d’un même État. Or, le FLN ne cherchait pas à prendre le pouvoir en France, mais à créer un État algérien indépendant. La question reste ouverte est-ce qu'une sécession n'est pas une guerre civile?
2. Une opposition entre une puissance coloniale et un mouvement indépendantiste
→ Le FLN ne voulait pas gouverner la France mais s’en détacher, ce qui distinguerait cette guerre des conflits civils classiques. En suivant ce raisonnement, toute sécession territoriale n'est pas une guerre civile. Ainsi la guerre de sécession aux Etats Unis n'était pas une guerre civile. Ce raisonnement ne tient pas.
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3. La diversité des camps et des conflits internes
Bien que la guerre ait opposé globalement le FLN à la France, c'est une manipulation idéologique que de résumer le conflit pas à un simple affrontement entre deux blocs homogènes :
- L’Algérie était traversée par des divisions internes :
- FLN contre Mouvement National Algérien (MNA), rival indépendantiste.
- FLN contre harkis (Algériens ayant combattu pour la France).
- Européens favorables à l’Algérie française contre ceux soutenant l’indépendance.
- Luttes internes au sein même du FLN.
- La France était aussi divisée :
- Opposition entre les partisans de l’Algérie française et ceux soutenant son indépendance.
- Tentatives de coups d’État contre De Gaulle par des militaires pro-Algérie française (Putsch des généraux, 1961).
- Attentats de l’Organisation de l’armée secrète (OAS) contre les autorités françaises jugées "traîtres".
→ Ces divisions internes font penser à une guerre civile, mais la manipulation idéologique consiste à faire penser qu'elles n’étaient pas le cœur du conflit :.
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4. Une reconnaissance politique et juridique qui exclut la notion de guerre civile
- Terminologie française officielle avant 1999 : La France a longtemps refusé de parler de guerre, préférant les termes "événements d’Algérie" ou "opérations de maintien de l’ordre". Les organisations PN sentaient bien la manipulation idéologique et la légitimation du combat du FLN derrière cette dénomination.
- Reconnaissance en 1999 : Quand la France reconnaît qu’il s’agit d’une guerre, elle adopte l’expression "guerre d’Algérie", et non "guerre civile".
- Droit international : Sous l'impulsion des Etats Unis, les instances internationales (ONU) ont toujours considéré le conflit comme une guerre de libération nationale et non une guerre civile.
→ Qualifier le conflit de "guerre civile" reviendrait à nier son caractère colonial et indépendantiste.
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Conclusion
Même si la guerre d’Algérie comportait des éléments d’un conflit interne, elle est avant tout considérée comme une guerre de décolonisation opposant un État colonisateur à un mouvement indépendantiste. L’enjeu principal était l’indépendance d’un territoire, et non la prise de contrôle d’un même État par deux factions opposées, ce qui est la caractéristique essentielle d’une guerre civile.
31/01/2025
1. Introduction :
Il souligne la diversité des mémoires liées à la guerre d'Algérie et leur matérialisation à travers les monuments commémoratifs. Il vise à analyser comment ces monuments reflètent des courants mémoriels distincts.
2. L’Algérie et la reconnaissance mémorielle (1962-1990) :
- Après 1962, la France adopte une "politique d’oubli", refusant de commémorer officiellement la guerre d’Algérie.
- L’État met en place des lois d’amnistie pour tourner la page.
- Ce n’est qu'à partir des années 1990 que la guerre est officiellement reconnue, entraînant l’apparition des premiers mémoriaux d’État.
3. Fragmentation mémorielle et lieux de mémoire :
- Les pieds-noirs se regroupent autour de lieux symboliques comme la chapelle Notre-Dame de Santa Cruz à Nîmes ou Notre Dame d'Afrique.
- Les harkis, longtemps marginalisés, utilisent des camps d’anciens réfugiés comme lieux de mémoire.
- Les Algériens de France ont peu de monuments dédiés, sauf quelques plaques et stèles, notamment sur les événements du 17 octobre 1961.
4. Conflits mémoriels et polémiques :
- Certains monuments, comme la stèle des fusillés de l’OAS à Marignane ou celle du Haut Vernet à Perpignan, provoquent des tensions.
- Le mémorial du mur des disparus à Perpignan (otages dans le langage d'aujourd'hui) dont les proches sont restés sans nouvelles jusqu'à aujourd'hui, est aussi controversé.
- Le récent Mémorial aux soldats disparus pendant le conflit algérien et abandonnés par l'Etat français
- La question du retour en Algérie du canon Baba Merzoug dit la Consulaire, perçu comme un vestige du colonialisme, illustre les conflits entre mémoire française et algérienne.
5. Politisation de la mémoire :
- Les mémoires des différents acteurs du conflit algérien sont instrumentalisées et épousent des clivages politiques très tranchés.
Conclusion :
La mémoire de la guerre d’Algérie en France est encore fracturée.
Chaque communauté s’est approprié certains lieux pour commémorer ses souffrances et son histoire. Ces mémoires différenciées rendent parfois difficile l’instauration d’un consensus national autour de cette guerre.
Dans cet éphéméride, régulièrement, nous présenterons des lieux et des monuments de mémoire qui existent en France.
31/01/2025
Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1961, la famille Segura, une famille européenne d'agriculteurs, est victime de membres du FLN. Les deux filles sont violées puis égorgées sous les yeux des parents, le fils est poignardé et décapité à la hache avant que la mère ne soit elle-même violée et éventrée. Le père est le dernier à mourir, pendu à son plafond. Le drame des Segura entraîne un ressentiment profond à Oran, et l'OAS enregistre nombre d'adhésions à la suite de l'événement (Guillaume Zeller, Oran, 5 juillet 1962, p. 64).
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